22 au 28 février 2009

Dimanche, je m’en veux, j’ai oublié l’anniversaire de ma fille Valérie, c’était hier et inquiète, elle m’a appelé, quand Paul m’a passé l’appareil, j’ai eu un flash, la fête de Valérie! Que je suis tête de linotte, j’ay ai pensé il y a quelques jours, mais avec les activités dans notre voyage depuis ces derniers jours je l’ai oublié, comme je suis étourdie. La journée a commencé tôt ce matin avec un départ à 7 :15am, nous sommes allés dans le petit village de Church point pour y voir courir le Mardi Gras. Il y a une Parade où les participants sont tous costumés avec des habits semblables mais de couleurs différentes, il y a plusieurs cavaliers qui circulent entre les chars sur au moins une centaine de chevaux. Les jeunes garçons sur les chars se rendent sur les terrains de certaines maisons pour quêter des aliments pour faire le « gumbo » du soir, pour rendre la chose intéressante on leur lance des poulets vivants qu’ils s’efforcent d’attraper, c’est drôle, mais pas pour la pauvre poule. On est revenus au camping pour un rapide lunch pour ensuite repartir faire une balade en bateau sur un bayou, le capitaine était un cajun très âgé et vraiment drôle. Le trajet nous fait découvrir le bayou Atchafalaya avec ses cyprès centenaires et est traversée par le plus grand pont des USA qui est de 30 km. Ensuite on a été dans une pâtisserie acheter du pain chaud et ensuite à une boucherie pour acheter du boudin blanc local et des « gratons » qui sont un peu comme des oreilles de crisse (mon foie va m’en vouloir). Pas de sortie ce soir, avec celle d’hier, on n’aurait pas l’énergie de se coucher à nouveau passé 11pm. Encore une belle journée remplie d’activités intéressantes.
Lundi, on ne chôme pas, le matin on a va dans la ville de Lafayette, on visite leur cathédrale catholique qui est très belle et bien rénovée, l’architecture est très différente des églises que l’on voit ici. On admire un superbe chêne vert qui a plus de 400 ans. Les azalées sont en fleur partout et c’est très beau. On nous emmène dans une cafétéria qui sert un peu de tout et ce que nous mangeons est très bon, la variété de sauces plus ou moins fortes et d’épices disponibles pour apporter aux tables est impressionnante, ils mangent épicé les Cajun. Après le lunch visite rapide dans les beaux cartiers car ils ont du pétrole dans le coin et bien des gens ont les moyens de se payer des petits châteaux. On va visiter le village acadien qui est formé de plusieurs maisons authentiques habitées par les premiers acadiens venus de la Nouvelle-Écosse, ensuite une visite à un musée des costumes de Mardi Gras dans le petit village de St. Martinville où ils se sont installés pour de bon. La petite église du village était en pleine période de grand ménage, plusieurs bénévoles du village nettoyaient les planchers et les vitres, certains étaient à genoux avec de brosses (pas seulement des vieux), la religion catholique est en pleine santé ici. Le soir souper et musique au Petroleum club qui est un club privé les plus huppés de Lafayette, Richard de notre groupe a épaté la salle avec son imitation d’Elvis, il imite très bien sa voie et est au showman né.
Mardi, on va voir la vraie parade du mardi gras, encore de colliers, c’est la dernière journée de fête et il y aura des festivités toute la journée. Dans l’après midi, on veut aller voir les jardins de l’usine de Tabasco qui sont paraît-il superbes, en chemin, on fait un mauvais virage et on se retrouve bloqués par une autre parade, entre temps, Paul reçoit un téléphone de Roxanne de la Nouvelle-Zélande et quand on fait demi-tour, il est un peu tard pour faire l’excursion, alors on décide de retourner tranquillement au camping. Le soir il y a un petit 5-7 préparé par le chef et le serre-file et on s’amuse encore beaucoup avec des jeux, ces petites rencontres nous permettent de mieux connaître les autres membres de la caravane.
Mercredi, départ vers le Texas, la route se passe bien et il commence à faire plus chaud bien que le soleil soit toujours voilé. Il y avait à l’occasion des installations de pétrole en Louisiane, au Texas, c’est à perte de vue que l’on voit ce qui semble être des raffineries. En plus il y en a un peu partout, c’est bien vrai que c’est l’état de l’or noir. L’été passé L'ouragan Ike a fait beaucoup de ravages ici, partout on voit des bateaux échoués, des maisons éventrées et cela fait plus de six mois, ça devait être bien triste juste après. Après notre arrivée au camping (qui a été sous 8 pieds d’eau pendant la tempête) on se rassemble et notre sous- groupe de huit décide d’aller souper au restaurant Landry qui est assez chic, la nourriture est excellente bien qu’un peu chère. On a passé une bien belle soirée avec nos nouveaux amis.
Jeudi, la chaleur est revenue, ça fait du bien les shorts ressortent des tiroirs et les gens profitent bien du soleil. Dans la matinée, on va au Wal-Mart, il faut bien faire l’épicerie de temps à autre. Dans l’après-midi, on fait un tour de ville avec Réjean et Nicole, partout il y a des traces du passage de l’ouragan, on visite le port où il y a un beau bateau de croisière et une partie du vieux Galveston. Le bord de mer est superbe, il y a une grande palissade qui longe la mer d’un bout l’autre de l’île, à certains endroits la plage est tellement large que les campeurs peuvent s’y installer. On va visiter l’aquarium Manson qui fait partie d’un grand complexe qui comprend des parcs couverts par des pyramides en verre, Ike a endommagé les terrains et c’est leur saison creuse alors on ne visite que l’aquarium. Retour au camping pour un souper de pizza gracieuseté de la FQCC suivi de jeux et de blagues, encore une belle journée.
Vendredi, il fait chaud mais nuageux, c’est la journée de la visite à la Nasa à Houston. On quitte en co-voiturage car c’est une visite facultative. Ce n’est pas très loin car cela prend environ une demi-heure pour s’y rendre et Jocelyne et Michel viennent avec nous. Nous avons été agréablement surpris car ce n’est pas seulement un musée mais nous avons une visite guidée des édifices de la NASA, on peut voir la salle de contrôle qui a été utilisée pendant vingt ans, on voit aussi la salle de contrôle actuelle en directe à la télévision, nous avons bien aimé la visite surtout Paul qui est passionné par tout ce qui est astronomie et aviation, il a même essayé un simulateur pour atterrir un shuttle avec succès. En revenant je lui demande d’arrêter dans un centre d’achats et je vais magasiner un peu avec Jocelyne.
Samedi, on quitte vers Rockport, la destination exacte est le Goose Island State Park. On nous avait dit qu’il ventait au Texas, pas de blague, il fallait en avoir la démonstration une journée de route, des vents 20-25 miles à l’heure avec des pointes de rafales à 35. Au lieu de prendre les routes rapides, on longe la mer car on est sur une très longue île, partout on voit ce qui reste des dégâts causés par l’ouragan et en plus on en subit les conséquences, en effet, la route a été emportée à plusieurs endroits et tout à coup, on se retrouve bifurqués ver la plage, on a à parcourir un bon trajet directement sur le sable, ça inquiète un peu, on se voit enlisés dans le sable avec la caravane. Mais, tout se passe bien, on se retrouve au camping au début de l’après-midi, le camping est superbe, situé sur le bord de la mer. Le vent a causé quelques dommages car l’auvent sur une des caravanes a été arraché par le vent. On prend un petit 5à 7 avec les membres de notre petite équipe que l’on nomme les Dominos. On soupe et on fait courir les chiens un peu sur la route déserte.

15 au 21 février 2009

Dimanche, il ne fait pas encore beau mais, au moins, ce n’est pas froid, On promène les chiens un peu car Clarisse tire encore de la patte. Un des plafonniers de la caravane est brisé, changer une ampoule ne donne rien, alors, on se rend à Panama City pour aller en acheter une autre mais le dépositaire est fermé le dimanche. On en profite pour retourner au petit café Internet Joeys pour mettre à jour le blog. Il y a partout ici des restaurants qui s’appellent Cici’s pizza, on y va pour le lunch pensant que c’était le même qu’à Wrightsville beach (pizza et buffet) mais, à notre déception, le buffet à salade est très, très moche, on n’y retournera plus.
Lundi, c’est notre dernière journée avant de quitter pour rejoindre le groupe au Mississipi, il fait encore froid et il vente beaucoup, on retourne au concessionnaire de caravane pour trouver un plafonnier, vu que l’on veut un fluorescent, les prix sont extravagants, on va attendre de revenir au Québec car on en a un très bien dans le voilier, on achètera le même modèle. On décide de retourner chez Hunts Oyster Bar pour leur spécial du midi, naturellement Paul ne peut résister à la douzaine d’huîtres crues avant son repas, comme la dernière fois c’est très bon. En se promenant dans le coin (St. Andrews) on arrête à la marina où il est possible d’accéder à un Wifi du camion, et il y a aussi un bateau qui vend de belles crevettes fraîches, on en achète pour le souper. Vu qu’il fait beau et que l’on part demain, Paul décide de se préparer le plus possible, alors on installe la caravane sur la sellette du camion, ce sera une bonne chose de faite. Nous aimons beaucoup cette ville, on y reviendra peut-être.
Mardi, on quitte vers 8am, il fait beau mais pas très ensoleillé ce qui est mieux pour voyager. On arrête prendre un dernier petit café chez Joey’s pour mettre à jour notre blog. Le trajet se passe bien, malgré que ce soit long (plus de 400km), ce sera du paysage que nous n’avons jamais vu avant et nous constations que toute la côte du golfe est en sable blanc comme du sel, c’est très beau, il y a un autre grand centre qui se nomme Destin qui est certainement prospère, ce sera à visiter un autre hiver. Bientôt on quitte le bord de la mer pour aller vers l’Alabama que l’on traverse pour se rendre au Mississippi. Notre Germaine (GPS) nous a fait une gaffe, elle nous dirigeait ver un tunnel qui n’était que 12 pieds de haut, on l’a échappé belle avec notre tirant d’air de 13 pieds 5 pouces! Dieu merci pour le feux rouge juste avant le tunnel, cet arrêt nous a permis de vérifier la hauteur et bifurquer vers la gauche avant de s’engager, sinon, on n’aurait plus de toit sur la caravane, ouf! La terre/sable en Alabama et au Mississippi passe du ocre au rouge brique ce qui fait de beaux paysages, notre camping est disons un peu retiré, notre Germaine n’avait pas la rue où il se situe dans sa base de données (ça aide beaucoup). Une chance que nous avions une carte de la FQCC qui nous donnait les directions. Quand nous y arrivons, il n’y a personne au bureau et c’est inscrit « No Vacancy » à l’entrée bien que tout ait l’air archi tranquille, finalement une dame répond à nos coups de sonnette répétés, il doit y avoir de la vie quelque part car il y a des douzaines de gros chiens en cage derrière le bureau et des oies partout autour. On nous escorte vers le camping qui est presque vide et on s’installe parmi les oies à côté d’un petit lac. On nous recommande de ne pas laisser les chiens aller dans les bois où on retrouve des serpents venimeux (à sonnette et mocassins d’eau) c’est la raison pourquoi ils ont beaucoup de chats et d’oies pour les éloigner du camping.
Mercredi, c’est notre dernière journée complète avant que le groupe arrive. Il fait beau et assez chaud, on s’amuse un peu avec les oies et canards du parc et Paul en profite pour laver le camion. Petite visite à Hattiesburg pour voir la vieille ville, c’est très calme, on cherche en vain un petit restaurant pour le lunch, on a peut-être raté le principal sans le savoir, on arrête à leur belle grande bibliothèque moderne pour y mettre à jour le blog et j’en profite pour acheter quatre livres usagés pour 25¢ chacun, pas mal du tout. De retour au camping on placote un peu avec le propriétaire et au autre monsieur qui passe l’hiver ici, celui-ci nous parle d’un petit resto près d’ici qui se spécialise en fruits de mer, on va possiblement l’essayer demain. La grosse corvée de la journée pour moi a été le shampoing des chiens, Clarisse qui a maintenant beaucoup de poil est difficile à rincer, mais heureusement elle reste immobile pendant tout le processus.
Jeudi, il fait ensoleillé mais frette, on fait quoi? Le camping est désert, il n’y a rien a voir à part les canards et les oies. Paul décide de nettoyer l’intérieur du camion, pas une mauvaise idée, je fais un lavage. Ensuite, il faut acheter du pain alors on demande à Germaine de nous indiquer le Wal-Mart Super Store le plus proche, les autres épiceries ont tous des noms inconnus. À notre retour au camping, quel beau spectacle! une bonne partie des caravanes du groupe est arrivée et on commence à faire la connaissance des autres participants, ils sont tous sympathiques, à 5 PM il y a une petite rencontre où le camping nous offre café et brioche du mardi gras dans laquelle il y a des petits bonhommes qui identifient le roi et la reine de la fête. On s’amuse beaucoup, le couple serre-file fête son 38 anniversaire de mariage, c’est rare de nos jours, ils sont charmants. On va souper avec Diane, Yves, Suzanne et Michel chez Mack’s qui offre la nourriture typique du coin, soupe gumbo, catfish, crevettes et plein de légumes frits, pas nécessairement de la nourriture minceur. On passe une belle soirée et on revient à la caravane pour se préparer au départ de demain matin.
Vendredi, première journée complète avec le groupe, on quitte à 8;30am pour se rendre à Lafayette, Louisiane, le départ se fait en petits groupes de quatre caravanes, c’est agréable de voyager avec d’autres car il y a des échanges par CB entre les véhicules. La nuit a été très froide et au matin, le sol est couvert de frimas, on a hâte de redescendre plus vers le sud. On arrive au camping qui est très bien et on a une rencontre de groupe qui a pour but de nous expliquer les activités des prochains jours, ce ne sera pas ennuyant, nous resterons ici cinq jours qui seront remplis d’excursions aux diverses fêtes et parades du mardi-gras, cela sera certainement amusant et surtout une nouvelle expérience pour nous. Nous invitons Louise qui fait partie de notre groupe de quatre caravanes à venir souper avec nous, elle voyage seule avec son motorisé, elle a du courage et est charmante.
Samedi, comme le disent les Cajuns, « Laissez les bons temps rouler! », la journée commence tranquillement mais à quatre heures, ça commence par un voyage vers Lafayette en autocar et le parade du Mardi Gras, les chars sont beaux et les participants dessus nous lancent des colliers, nous voilà retombés en enfance, tous se précipitent pour les attraper et entre Paul et moi, on en a ramassé plus de 150… c’était bien amusant même avec une pluie fine qui a duré pendant tout le défilé. Par la suite on nous emmène chez Mulate’s qui sert de délicieux mets Cajun du coin, Paul et moi avons mangé le barbu farci aux crevettes, une patate farcie au fromage et de la jambalaya qui est un très bon riz assaisonné. Pendant et après le souper un groupe jouait de la musique Cajun, en français, bien entraînante de valse et de « two step », naturellement, il a bien fallu que j’essaye, c’était bien amusant et essoufflant. On était assis avec une couple qu’on ne connaissait pas encore, Margot et Claude, ils sont bien gentils.

8 au 15 février 2009



Dimanche, Paul a 65 ans aujourd’hui, il va souvenir longtemps qu’il a célébré cet anniversaire chez Boss Oyster à Apalachicola, il a essayé des huîtres cuites au four avec du beurre aux anchois, il dit qu’elles étaient excellentes. J’ai pris un menu du restaurant, il y a des douzaines de façon d’apprêter les huîtres décrites dans le menu, cela donne des idées. Plus tôt dans la journée, on a essayé de faire de la bicyclette avec un des chiens en laisse, Clarisse court gentiment tout droit, Kachou lui, essaie de rejoindre Clarisse ce qui a eu comme effet de me tirer tout autour du camping sans que j’aie à pédaler un seul coup. Dans l’après-midi avant d’aller souper on a fait le lavage et on a cueilli des pacanes, un gros sac plein, Paul a placoté avec une petite fille qui habite en face et elle dit qu’il y a des pacaniers partout et que les gens en ont plus qu’assez des pacanes qui poussent chez eux.
Lundi, on se prépare tranquillement à repartir, pas de hâte car l’enregistrement au prochain camping n’est que pour 3 pm et il y a un changement d’heure en plus. On dit bonjour à Rose et Bob et on se met en route, il fait beau et chaud et le paysage est agréable car une bonne partie du chemin longe le bord du golfe du Mexique. On arrive bien avant 3 pm mais notre immense emplacement est déjà libre, le camping St Andrews a plusieurs avantages sur celui de St Georges, on voit une étendue d’eau de la caravane, notre site est beaucoup plus grand et en plus la ville de Panama est beaucoup plus grande et proche, il fallait plus de 20km pour aller à un petit marché miteux maintenant il y a plusieurs grands marchées à quelques minutes, en plus nous avons vu 3 chevreuils qui se promenaient tout près de notre caravane. On va faire un petit tour pour trouver des embouts pour réparer le boyau d’arrosage, Paul est très heureux de trouver un Lowes, son magasin préféré. On arrête aussi chez un vendeur de caravanes pour se procurer un réservoir sur roues pour les eaux usagées, fini les douches dans des endroits non chauffés. On revient ici pour déguster notre bon steak, regarder nos chiens se battre pour l’os et admirer le très beau paysage..
Mardi, il fait beau on se promène dans le par cet on va voir une des belles plages du parc, dommage qu’il ne fasse pas plus chaud, il y a un bon vent et plusieurs s’en donnent à cœur joie sur leurs planches. Paul va visiter les recoins du parc en bicyclette et a la chance de voir un beau chevreuil qui bondit devant lui. On va reporter une lampe anti-moustique qui est défectueuse, on nous a recommandé ce produit et il est semble t’il efficace, on va l’essayer aussitôt qu’on aura des moustiques. On se promène un peu dans Panama City et on trouve un joli petit café Internet, je crois que nous allons y retourner même s’il est un peu loin, il y a aussi un gros Wal Mart tout près ce qui peut être pratique. Comme d’habitude, les chiens nous permettent de rencontrer des gens du parc, on part pour une marche et on s’arrête partout pour placoter.
Mercredi, c’est nuageux alors on en profite pour faire un peu de bicyclette avec les chiens qui courent à toute allure pendant quelques minutes. On rend visite à des gens qui font l’élevage de chiens Chihuahua-yorkshire, ils ont je ne sais pas combien de chiens adultes (au moins six) et 8 chiots de six semaines, ils sont jolis et très différents les uns des autres car certains ressemblent aux Chihuahuas d’autres à des Yorkshire. Vu qu’il ne fait pas très beau, on va faire un gros marché au Wal Mart et au retour on arrête près d’un camping où on peut accéder à l’Internet. On a un message de notre concessionnaire de Quantum qui nous dit que la réparation des fissures doit être faire avant la fin de la garantie qui est le cinq juin, on prend rendez-vous pour le 25 mai, il pense que les réparations prendront deux semaines incluant celle pour corriger les accrochages qu’on a eu.
Jeudi, il fait beau et plus chaud, on en profite pour aller à la plage, on y est presque seuls mais le soleil est rayonnant sur le beau sable blanc qui demeure toujours frais au toucher. Je fais une sauce spaghetti dans la mijoteuse car j’ai envie de manger de la lasagne et je crois qu’avoir des conserves pour le voyage avec le groupe pourra être utile car je ne sais pas si on aura toujours du temps pour faire des courses. On se promène sur un sentier vers une petite plage qui donne sur le lagon, un autre couple y est avec ses deux chiens, on placote avec eux en laissant les quatre chiens jouer ensemble sans leur laisse, on ne doit pas les laisser sans laisse mais, quand il n’y a personne, on les laisse courir un peu. Le soir on va souper chez Hunts Oyster Bar & Seafood Restaurant à St-Andrews, ce restaurant a été recommandé par plusieurs personnes avec qui on a parlé ici et ils ont raison, bonne cuisine, ambiance conviviale, musique western, il est plein de locaux qui connaissent un bonne occasion, naturellement on mange des huîtres et je découvre la queue d’alligator, ça goûte le poulet mais le goût n’est pas assez exotique pour moi, si nous y retournons, ce sera pour manger leurs grosses crevettes.
Vendredi, les prévisions annonçaient de la pluie et il fait beau alors on en profite pour rester dehors, on prend de grandes marches et naturellement on va faire notre mise à jour du blog au petit café Internet qui est juste à côté d’un Home Depot et d’un Lowes, Paul en profite pour aller faire des emplettes. Nous revenons à la caravane pour souper et je fais de la langue de bœuf avec sa petite sauce rouge piquante que Paul aime tant. Clarisse n’est pas en forme, cet après-midi elle s’est élancée pour suivre Paul qui était monté dans la caravane et elle a été arrêtée violemment car elle était attachée, elle est retombée et s’est accrochée dans les marches de métal, elle se cache partout depuis.
Samedi, même s’il pleut toute la journée, le camping se remplit de petites familles pour la fin de semaine. Clarisse n’est toujours pas en forme et marche tranquillement. Une chance que les chemins sont pavés car il y a partout de petits étangs et certaines roulottes sont entourées d’eau. C’est une bonne journée pour faire des lavages, jouer sur l’ordinateur et lire, j’en profite pour cuisiner des biscuits et une lasagne.

1 au 7 février 2009

Dimanche 1 février, nous voilà installés et on va prendre une marche avec les chiens sur le bord de la mer qui est à quelques minutes, les chiens s’en donnent à cœur joie et vont patauger dans l’eau ce qui ne me convient pas du tout; du chien mouillé ça ne sent pas bon. Le camping est très beau et les espaces bien aérés, le seul inconvénient c’est qu’il faut se déplacer pour vidanger les eaux usées, pas question pour nous car le terrain est tout en pentes et il a fallu un temps fou pour mettre la caravane à niveau, il faudra donc utiliser les toilettes et douches du camping le plus possible, c’est ce que tous les gens semblent faire ici. Il fait nuageux dans l’après-midi alors je fais des cretons à la mijoteuse, on va voir ce que cela va donner. Il faut aussi faire des lavages suite à la visite de Valérie et Nick car vu le peu d’espace, il est préférable de tout ranger au plus vite, comme dans un bateau. Le lavoir est loin (tout est loin) et cela nous permet aussi de visiter les alentours. On fait les lavages et en me rendant à l’auto je ramasse par terre une noix qui ressemble à une pacane, elle est tombée d’un arbre qui semble mort et qui est rempli de ces petites noix. En revenant je casse l’écale et voilà une belle et bonne pacane. Depuis mon départ que je cherche à voir un pacanier car c’est ma noix préférée, et ben! En voilà un. On remarque qu’il y a plusieurs marchands d’huîtres et de poissons dans le coin, on arrête pour voir ce qu’ils ont et on se laisse tenter par des huîtres, elles se ventes aux 60 ou 30 livres, on achète le plus petit format à $13US, quelle surprise, c’est presque une grosse caisse pleine, toutes couvertes de boue épaisse, on en aurait assez pour un bon party, dommage que Christian , le fils de Paul ne soit pas là, il nous aiderait certainement à les engloutir. On ne réussit pas à en manger la moitié, certaines sont presque grandes comme la main et demandent beaucoup d’effort pour les ouvrir car les écailles sont beaucoup plus épaisses que celles de chez nous, mais ce qui est très, très important, elles sont bonnes et surtout très fraîches ayant été pêchées hier.
Lundi, on fait un peu de découvertes sur l’île, on va au Subway pour accéder à l’internet et on visite le phare de l’île qui en est à son troisième emplacement car il semble qu’il soit toujours renversé surtout que les rives sont de plus en plus envahies par la mer, Paul est brave et monte jusqu’en haut pour prendre des photos, vu qu’il faut payer $5 pour le plaisir d’y monter, je m’en passe. Il y a beaucoup de très beaux chalets sur pilotis à louer sur le bord de la mer, en hiver ils se louent pour $1400-1700 par mois avec 2-3 chambres à coucher, pour des gens qui veulent la tranquillité et une superbe plage c’est l’endroit idéal, le bénévole qui travaille au phare me dit que les canadiens se baignent l’hiver quand il fait soleil. On n’a pas eu encore de vrai soleil et il fait froid 5C, pas question que je me baigne même s’il fait très soleil. On mage encore plusieurs douzaines d’huîtres et il en reste encore, quel régal! Ici tout est centré sur les huîtres, le journal local, même les postes de radio se nomment Oyster. Il y a aussi des marchants dans des caravanes qui vendent des fruits de mer, on va voir ce qu’ils offrent, j’aimerais bien un bon souper de crevettes géantes. On soupe d’un gros steak et c’est un bon dodo, il fait trop froid pour aller prendre une autre marche.
Mardi, il fait frais mais très beau et ensoleillé, Paul va faire un tour de bicyclette et s’aventure sur la plage, il revient les chaussures détrempées, le petit gars en lui est toujours très près de la surface et près à faire des mauvais coups, il est revenu avec de beaux gros coquillages. On s’installe sur nos chaises au soleil et on prépare le menu du soir, pourquoi pas de belles grosses crevettes tout en finissant les huîtres (oui, il en reste encore quelques douzaines).
Mon système digestif est devenus tout énervé par toutes ces bonnes huîtres fraîches alors je vais faire cuire les miennes gratinées, Paul mangera les siennes crues. On retourne en ville, il faut encore passer le long pont, c’est 22km vers Eastpoint le village le plus proche où l’on retrouve plus de marchands de poissons qu’il y a de bars, c’est exceptionnel, on achète de belles grosses crevettes fraîches car on les pêche ici dans le golfe.
Mercredi, il fait de plus en plus froid, le ciel est clair mais il faut s’habiller très chaudement pour aller dehors (Manteau d’hiver, etc. Paul porte même sa tuque) Je fais le changement de saison dans mes vêtements car j’avais rangé mes manteaux et chaussures plus chauds dans un rangement sous le lit. Paul lave le camion et nous rencontrons un couple qui a un motorisé devant nous que nous invitons à prendre un café et des biscuits au brin de scie (biscuits santé aux canneberges) que j’ai cuisinés cet après-midi après notre sortie au Subway pour le lunch (une pizza cette fois-ci car je n’aime pas les sous-marins) et la mise à jour de l’Internet. Je fais ma teinture et je vais laver mes cheveux à la toilette publique, il n’y a pas de chauffage, disons que cela encourage à faire vite, pas de niaisage dans les douches, je comprends pourquoi les douches sont sèches à chaque fois que j’y vais. On annonce du gel pour la nuit, un bénévole du parc vient nous avertir, c’est la nuit la plus froide que l'on aura vue depuis la tempête de neige en Pennsylvanie de notre première journée.
Jeudi, le froid continue, pas question de se faire bronzer sur la plage, on compense en prenant de grandes marches avec les chiens et en allant mettre à jour le blog chez Subway, ils ont une petite pizza qui est garnie sur place avec les ingrédients disponibles pour les sandwiches, on décide de manger sur place le midi. On fait un tour du petit village, ce n’est pas difficile, il y a juste une autre rue commerciale et j’y trouve un petit magasin qui vend des vêtements en lin, j’achète une chemise, ce sera mon souvenir de l’endroit (il n’y a pas de St George island d’écrit dessus). On revient à la caravane et Pat qui était venue manger des biscuits hier, nous présente son Bichon, Sophie, qui est très jolie, celle-ci n’a vraiment pas envie de jouer avec Kachou et le lui laisse savoir. Elle nous a expliqué que la chienne avait été attaquée par de gros chiens, un des deux l’avait saisie par le dos et toute la surface de son dos s’est détachée des vaisseaux sanguins et a pourri pour laisser une grande plaque au vif, le propriétaire des chiens a dû payer plus de $1,500 en frais de vétérinaire. Je comprends maintenant pourquoi les teckels ont la peau du dos molle pour les protéger en cas d’attaque.
Vendredi, il fait un peu moins froid, ce n’est pas drôle d’avoir à prendre sa douche dans les douches du parc qui ne sont pas chauffées car il n’y a pas d’égouts aux emplacements dans la majorité des State Parks alors, vu qu’on doit demeurer ici 9 jours, le réservoir ne peut pas prendre toute cette eau incluant celle de la vaisselle etc. je comprend pourquoi bien des caravanes ici utilisent des petits réservoirs sur roues pour vider leurs eaux usagées et aller les porter à l’égout commun (on apprend) car personne ne veut déplacer sa caravane pour aller vidanger a chaque quelques jours. Je fais des muffins ananas et carottes pour apporter demain matin à une réunions sur l’utilisation des coquillages que l’on retrouve ici, ce sera un petit déjeuner communautaire et les bénévoles du parc fournissent le café, j’ai hâte de voir ce qui va se passer, c’est la première fois que je participe à une de ces réunions qui sont très populaires dans les campings du Texas. On rencontre Bob qui a visité plusieurs State Parks et qui veut bien nous indiquer les plus intéressants.
Samedi, la chaleur revient tranquillement, on peut enlever les gros manteaux, cela fait du bien, je vais à la présentation sur la décoration des coquillages et à ma grande surprise, c’est plein de monde, il y a une trentaine de personnes car les bénévoles du parc sont présents, les méthodes utilisées pour décorer les coquillages sont ingénieuses car ils utilisent des serviettes de papier de fantaisie collées sur les coquillage, cela fait joli, en plus , les coquillages utilisés dans certaines pièces ne sont pas nécessairement parfaits et le résultat est quand même très bien. Paul vient me rejoindre et est surpris de voir qu’il y a plusieurs hommes présents, (ils ne sont pas tous macho comme lui). On placote avec Bob et Rose et ils nous conseillent d’aller à Apalachicola qui est un joli village a une vingtaine de km, il est situé entre Sopchoppy et Wewahitchka (ceci d’après un T-shirt que Paul a acheté dans une des boutiques). Finalement ils y viennent avec nous, nous dînons dans un joli restaurant de fruits de mer sur le bord de l’eau. Au retour, 5-7 à notre caravane avec eux pendant que nos voisins d’à côté nous font la sérénade avec de la musique Blue grass (violon, guitares, banjo) Paul va les voir et prend un film, ils sont bons, ce n’est certainement pas la première fois qu’ils jouent en groupe. Après le 5-7 et le copieux lunch, on n’a pas faim pour souper, cela nous rappelle notre voyage en voilier.