26 avril au 2 mai, 2009

Dimanche, cela fait changement de penser qu’on n’aura pas à bouger dans les jours qui viennent. Bien que le voyage a été très agréable, j’apprécie pouvoir m’installer confortablement au camping. On commence la journée en allant visiter Christian, Nancy et le petit Maxime qui se souvient très bien de « APapa » et se colle à lui en lui faisant bien des câlins. On fait des courses et on retourne au club de voile pour examiner le voilier et voir qui est là. Bien des amis sont occupés à préparer leur bateau pour la saison mais trouvent quand même du temps pour placoter, ça fait plaisir de les revoir. Après souper, on va chez Valérie, on discute les préparatifs pour son mariage et je vois les altérations à faire sur la robe de dame d’honneur de Joëlle qui est venue nous rejoindre avec Phil. Belle journée, cela nous a fait du bien de revoir nos enfants.
Lundi, journée d’administration, il faut aller chercher le courrier pour faire les impôts, à notre retour nous avons quelques surprises, entre autres on nous avise que Paul n’a plus de permis de conduire depuis le mois de février, en effet, nous étions partis lors de l’avis de renouvellement de son permis et vu que nous n’avons pas payé, on supprime le permis. Il fallait faire réactiver l’enregistrement de la Toyota alors on a fait d’une pierre deux coups, il peut maintenant conduire légalement. Maintenant que nous avons deux gros trucs à frotter (voilier et caravane), Paul a acheté une polisseuse toute neuve, celle que nous avons avant est disparue, enfouie dans un petit coin de l’entrepôt ou prêtée à quelqu'un au club de voile et non retournée, qui sait? On trouve quand même le temps d’aller faire un tour au club, de jaser avec nos amis et de voir si tout est OK à l’entrepôt. Après souper, on prend une marche au camping et en longeant le canal Soulanges on remarque des arbres grignotés et abattus par un castor qui vient à notre rencontre, il doit être très occupé ce castor à voir les ravages qu’il fait. Je fais mes impôts en fin de soirée, je ne leur doit rien cette fois-ci quel soulagement!
Mardi, mercredi, deux jours dédiés à s’installer, on retourne au club de voile en y apportant des choses qui ont été de surplus dans la caravane, après le voyage on a pu constater ce qui n’a pas été utilisé. Paul va chez Christian pour compléter ses impôts, il a vendu des parts IBM et rapporter ces revenus est compliqué, Christian a pu beaucoup l’aider, il revient tard dans la soirée.
Mercredi, je veux faire de l’ordre dans la caravane, je dois enlever bien des choses superflues et les remettre dans l’entrepôt. Paul va en ville pour un lunch avec Gabrielle, sa fille la plus jeune. On complète les deux impôts et le tout est prêt pour poster demain matin.
Jeudi, il fait beau, on va donc en profiter pour travailler sur le voilier, mais avant tout il faut poster les enveloppes des impôts, quel soulagement, je n’ai pas à leur expédier des chèques cette fois-ci. L’eau chaude est branchée au club de voile, je peux donc y faire du lavage pendant que Paul entreprend les activités d‘entretien qu’il avait planifiées, il faut enlever le logo délavé Nantelise du tableau arrière du voilier pou le remplacer par celui que nous avons acheté en Floride. Après s’être acharnés sur la colle qui fixait le logo au bateau, activité qui a pris beaucoup plus de temps que d’enlever le logo lui-même, il est le temps de souper et on quitte. Surprise! En passant devant le stationnement, on aperçoit Pierre et Micheline qui quittent en même temps, c’est la première fois qu’on les voit depuis notre retour. C’est la fête, pas question de continuer notre chemin, on décide tous d’aller souper à un petit restaurant chinois, on en a bien des choses à se dire, la soirée fut trop courte mais bien agréable.

19 au 25 avril 2009

Dimanche, on quitte la Floride en même temps que Gaëtane et Richard, que c’est triste. La route se passe bien, on va essayer de voyager jusqu’à au moins 14h00. Finalement on arrive à un Wal-Mart vers 17h45 (en perdant une heure de décalage), on a dû attendre presque deux heures coincés sur la route sans savoir ce qui se passait, il y avait des ambulances qui passaient et on croyait que tout était fini quand on a été arrêtés encore une seconde fois pour un autre groupe d’accidents. On avait plus envie de chercher un camping alors on a décidé d’essayer le Wal-Mart, ce n’est pas si mal, on a fait quelques courses puis on s’est installés, on n’a pas ouvert toutes les extensions, juste celles de la cuisine, de la chambre et celle de la salle à manger juste un peu pour pouvoir passer. Tout a bien été mais il y a eu un de ces orages; pluie et vent très fort, tonnerre et éclairs pendant une bonne partie de la nuit, Kachou s’est réfugié sous les draps de peur même s’il a faisait chaud.
Lundi, on quitte à 8h00 vers le nord, la route va bien, pas d’accidents cette fois-ci. On arrête quelques fois dans des Welcome centers pour prendre de la documentation sur les States Parks de la Caroline du Sud et de la Virginie pour l’an prochain. On va essayer de trouver un camping pour se soir, car on est fatigués, on est parti de la Georgie et avons traversé les deux Carolines pour arriver au sud de la Virginie c’est bien assez, le camping est bien mais juste comme on entre dans la caravane, l’orage éclate et des grêlons gros comme des billes lapident la caravane, j’espère qu’il n’y aura pas de dommages. On soupe tranquillement sous la pluie, il n’y a pas grand-chose à faire, on ne prendra certainement pas une grande marche.
Mardi, on va essayer de voir Ken et Joy qui sont des amis que nous avons rencontrées lors de notre voyage aux Bahamas. Nous avons visité les Abacos et fait la traversée du retour avec eux, ce sont des gens très charmants et généreux, ils nous avaient prêté un réservoir de diesel pour que nous n’ayons pas de panne d’essence, nous n’en avions pas eu besoin mais avons bien apprécié le geste. Quand on les appelle le matin, ils nous attendent et nous arrivons chez eux juste après le lunch. À notre arrivée à Kilmarnock près de la baie de Cheasapeake, nous arrêtons pour faire des courses car nous voulons inviter nos hôtes à souper chez nous. Je me promène dans le rue du village à pied car il est impossible de stationner la caravane ailleurs qu’à côté d’une église et quand je demande où se trouve l’épicerie la plus proche, une dame offre de m’y mener en auto, elle me ramène à la caravane par la suite, je fais une contribution de $5.00 au musée où elle fait du bénévolat. Finalement, on arrive chez Ken et Joy qui louent une maison sur un immense domaine qui fait l’élevage de chevaux arabe. Nous n’avons pas la chance de les inviter à souper car ils ont déjà prépare un repas, ce sera pour demain soir. La soirée passe à placoter après une visite du quartier et de leur maison en construction qui est toute proche. Encore une belle journée de nos vacances perpétuelles.
Mercredi, nous passons la journée avec Ken et Joy, ils nous font visiter les marinas du coin et on va voir une maison qui est du même modèle que celle qu’ils font présentement construire. Ce sera une superbe maison avec trois chambres à coucher des bureaux deux garages etc. mais les maisons ici n’ont pas de sous-sol ce qui donne un peu moins de superficie que les nôtre, ce sera quand même une immense maison pour deux personnes. Ken regarde notre mode de vie avec un peu d’envie, je crois qu’il aimerait bien faire comme nous pour quelques années tout en gardant sa maison. Le domaine sur lequel ils vivent est superbe, de chez eux on ne peut pas voir la maison principale tellement c’est grand, la vue derrière la maison donne l’impression qu’ils vivent dans un parc. On se promène, on retourne faire le tour de Deltaville, cela nous rappelle bien des souvenirs de notre voyage aux Bahamas. On prend un lunch et le souper à la caravane et on placote toute la journée en jouant avec les chiens qu’ils aiment bien.
Jeudi, bien que nous ayons bien aimé notre visite, il ne faut quand même pas abuser de l’hospitalité de nos amis, il est temps de continuer notre route. Nous aurions aimé rencontrer Marielle et Gilles qui remontent des Bahamas sur Lady M mais ils sont encore trop au sud et cela ne serait pas pratique. Donc nous voilà repartis avec des promesses à Joy et Ken de se revoir cet été ou l’hiver prochain. Le trajet se passe bien, les arbres sont en fleurs et il y a partout d’énormes buissons d’azalées de toutes les teintes de rose, c’est tellement beau! Vers quatre heures on en a assez, bien qu’on ne soit partis que vers 10am. On trouve le Gilford Pinchot State Park au sud de la Pennsylvanie et on s’y installe pour respirer un peu, les sites sont très grands et aérés, il est tôt dans la saison et il n’y a presque personne.
Vendredi, déjà les arbres sont moins verts car seulement les bourgeons ornent les arbres, fini les belles fleurs, on retourne vers le froid. Le trajet se passe bien, on a quitté seulement à 9 :30am ce qui est très tard pour nous, mais il est inutile de se presser, on ne peut pas se rendre à Pointe-aux-cascades en un jour. Aux lignes de l’état de New York, on demande s’ils peuvent recommander un camping qui se trouve près de la route 81, ils nous suggèrent le Yellow Lantern qui est assez grand, sans prétention, géré par le un couple à qui il semble appartenir. Nous arrivons vers 3 :15pm ce qui nous donne du temps pour profiter du reste de la journée car il fait beau, on placote un peu avec nos voisins et on mange un bon steak au BBQ.
Samedi, dernier jour du voyage, il fait beau et très chaud et la route est belle, pas de problèmes aux douanes, j’étais un peu inquiète car on avait apporté quelques bouteilles de vin du Québec lors de notre départ, il aurait été moche d’avoir à payer de la douane pour les rapporter. À notre arrivée à Pointe des Cascades, nos voisins Carole et Richard sont là, cela fait bien plaisir de les revoir. Vu que le printemps a été clément, il y a des déjà de l’eau et on branche l’électricité, tout est comme avant, cela fait du bien de prévoir un mois sans bouger (il faudra aller faire réparer les petits accidents le 25 mai). Je demande à Paul s’il a envie d’aller manger au restaurant La Chinoise, nous y allons et après allons faire un tour au club de voile, Pierre Bourgeois est là et est bien gentil comme d’habitude, la saison de voile va reprendre bientôt, il faudra préparer Nantelise.

12 au 18 avril 2009

Dimanche, journée de route, le paysage s’améliore on voit de plus en plus de verdure et c’est plus développé, fini les journées entières sans voir signe de vie. On arrive au camping qui est très bien à Lake St Charles en Louisiane mais il y plu beaucoup et le sol est détrempé et il y beaucoup de moustiques, c’est le prix à payer pour être revenu dans le verdure et l’humidité.
On est tous fatigués de la route et après souper on se rencontre chez nous pour discuter et compléter notre petit spectacle pour la soirée de fin de voyage.
Lundi, départ à nouveau avec un arrête pour visiter la belle Plantation de Oak Alley qui est près de la Nouvelle Orléans, où je bois pour le première fois un Mint Julep qui est une concoction de sirop de menthe et whiskey (Bourbon), ce n’est pas mauvais, un peu sucré mais rafraîchissant car il est servi très froid. On arrive au camping qui est à deux pas du quartier français et à côté d’un des cimetières hors terre de la ville. Le propriétaire du camping qui semble avoir à peine trente ans nous offre le 5-7 avec musiciens, les consommations sont bonnes et les musiciens formidables. On finit la soirée dehors avec les Dominos en mangeant un artichaut, on a trop mangé de grignotines pendant le 5-7 pour manger un vrai repas.
Mardi, le matin visite guidée en autocar de la ville. La Nouvelle-Orléans a été séparée pendant plusieurs année en deux villes, une de chaque côté de la rue Canal d’un côté les Créoles et de l’autre les Anglais-américains, ils ne s’entendaient pas très bien. On a bien compris comment l’inondation s’est produite lors de Katrina, les problèmes n’ont pas été causés par l’ouragan mais par une inondation qui l’a suivi lors de la rupture de digues (modernes), la guide a probablement répété 10 fois que c’était la faute du corps des ingénieurs qui avaient modernisé la façon de construire les digues et que celles-ci n’étaient pas bien résistantes. Les dommages ne sont pas encore tous réparés, l’eau qui s’est infiltrée contenait du sel ce qui a tué toute la végétation en plus de rendre les maisons inhabitables. Les parties de la ville comme le quartier français et certains autres quartiers qui ont été moins affectés sont très beaux, on passe rapidement mais on va revenir. On nous conduit dans un de leurs cimetières hors-terre qu’ils appellent les villes des morts et on nous explique comment on procédait lors des enterrements, il peut y avoir une vingtaine de morts d’enterrés dans l’espace de deux tombes, quand une nouvelle doit être entrée dans la crypte, si cela fait plus d’un an et un jour depuis le dernier mort, on enlève les restes du dernier mort, on pousse ceux-ci vers le fond et ils tombent dans une fosse commune au fond de la crypte, cela prend beaucoup moins d’espace que les cimetières conventionnels. Après les visites, on va au restaurant Bubba Gump pour le lunch et on se promène en ville par la suite, on doit revenir à la caravane pour promener les chiens et Paul a des téléphones à faire, en effet, une des roues de la caravane est croche et Michel notre serre file a dû changer un pneu hier car il est fini, une chance qu’on s’en est aperçu. Paul cherche un garage qui peut regarder le problème, d’après plusieurs personnes du groupe, les essieux installés sur les roulottes (de toutes marques) sont juste assez fortes pour supporter le poids à vide, imaginez avec toutes nos (mes) choses, l’essieu est probablement éreinté, il faudra donc faire comme bien d’autre propriétaire, changer les essieux pour en mettre de plus robustes. Par la suite, soirée agréable à se promener dans le Quartier Français sur Bourbon Street où il y a des musiciens à presque toutes les portes.
Mercredi, dernière journée du voyage, Paul s’occuper de faire installer un pneu neufs sur la roue de secours, pas évident de trouver un pneu de la bonne grandeur pour la roulotte, on en trouve quand même un qui sera OK pour une roue de secours (il a 8 plis au lieu de 10). On retourne dans le quartier des Anglais qui est beaucoup plus prospère que le reste de la ville pour admirer leurs belles maisons, il y en a une qui est une réplique de Tara dans Gone With The Wind, on dit que Clark Gable y est allé, a sonné à la porte et leur a dit « I believe that you are in my house », la propriétaire a dû avoir toute une surprise. On finit la journée par un souper de groupe dans un bon restaurant dans ce quartier et ensuite chaque équipe avait soit des chansons ou des petits sketches à présenter, c’était bien comique et émouvant, une belle fin de voyage avec des gens extraordinaires.
Jeudi, on quitte la Nouvelle Orléans vers 9am après un café à la salle du camping où nous disons adieu aux autres participants, nous quittons en mini caravane avec Nicole et Réjean, Gaëtane et Richard. Nous allons vers la Floride en espérant trouver un emplacement dans le State Park Top Sail Hill, rien à faire, on nous avise qu’il n’y a pas d’espace dans le parc ni dans les autres parcs du coin, on nous réfère au camping Lazy Days RV park qui n’est pas très loin. On est fatigués de la route qui a été environ 400km, on va voir à quoi le camping a l’air, ce n’est pas si mal (mieux que certains campings qu’on a vus cet hiver) et on décide de réserver pour trois soirs, on va décanter un peu. Petit 5-7 avec le groupe et ensuite un souper tranquille.
Vendredi, il fait beau, chaud, ensoleillé, une belle journée de plage finalement. Le matin on papote autour de la caravane puis on visite un autre State park de Destin, celui-ci a seulement une trentaine de sites et plusieurs d’entre eux sont trop petits pour notre roulotte, mais l’emplacement est beau près de la mer. On revient manger ici et on repart aussitôt après le lunch pour aller à la plage la plus proche d’ici à une quinzaine de minutes en auto. Cette plage est typique des plages du golfe, sable d’un blanc éclatant et propre. On s’installe pour s’apercevoir que Gaëtane et Richard sont installés à la même plage, derrière nous. On placote un peu avec eux et comme nous retournions vers le camion, Nicole et Réjean arrivent. On va tous souper à l’Outback du coin, cela finit très bien la soirée.
Samedi, Nicole et Réjean quittent pour le Québec, il fait beau alors on décide de rester ici encore un peu. J’en profite pour faire des lavages et Paul lave le camion qui en a grand besoin. Dans l’après midi visite de reconnaissance au Camping On The Gulf et TopSail Hill State Park pour voir les sites et demander la liste de prix pour l’an prochain, les deux sont très bien et les prix élevés. Le State Park n’offre pas de prix réduits si on reste une semaine ou un mois, l’autre parc cependant le fait. On va prendre un café latte dans une petit café et on va voir une autre plage qui est tout aussi belle que celle d’hier. On revient au camping et on soupe avec Richard et Gaëtane qui apportent crevettes, pétoncles, riz et haricots verts, nous offrons thon, salade et café. La soirée passe très bien, ils sont tous les deux bien gentils, on est contents d’avoir pu mieux les connaître.

5 au 11 avril 2009

Dimanche, journée de visite des cavernes de Carlsbad au Nouveau Mexique. Les cavernes sont à 25 miles de camping et il faut monter dans la montagne pour arriver à l’entrée. La vue en arrivant en haut dans le centre d’information est spectaculaire, on voit, nous dit-on jusqu’au Texas. On a l’option de descendre dans les cavernes par élévateur (750 pieds) ou par une piste très bien aménagée qui descend progressivement par diverses cavernes pour arriver à celle qu’ils appellent The Big Room, elle est immense et c’est très beau. La descente prend 45 minutes à un bon rythme, ce sera notre exercice de la journée, une chance qu’il ne faut pas remonter par le même chemin, juste descendre est essoufflant. Petit nuage à notre journée, au parc on ne peut pas laisser les animaux dans les autos, il faut les faire garder dans leur chenil ($5. par chien), c’est moche, des cages éclopées l’une à côté de l’autre sur le sol dans une toute petite salle en béton à peine éclairée. Il va sans dire que les chiens ne voulaient pas entrer dans la cage, quel endroit déprimant. Au retour réunion de groupe pour planifier le départ de demain matin, notre groupe quittera à 8am, Paul a déjà accroché la caravane au camion cela rendra les préparations de demain matin plus faciles. Je dois encore une fois faire des lavages, le sable soulevé par les vents qu’on a eus depuis quelques jours salit nos vêtements très rapidement, tout est poussiéreux.
Lundi, on prend la route à nouveau, cette fois-ci vers Sonora au Texas, progressivement le paysage verdit et il y a des derricks de pétrole un peu partout, par contre, seulement certains d’entre eux sont actifs. Surprise, ces texans utilisent des éoliennes, elles sont installées à perte de vue sur le haut des plateaux des deux côtés de la route, avec le vent qu’il y a normalement au Texas, c’est probablement une bonne idée. On arrive au camping, c’est un peu à l’étroit et il fait quand même un peu plus chaud malgré le vent, pas question d’enlever les coupe- vents. Il y a des paons, des colibris par dizaines et des chevreuils. Tout le groupe se rassemble devant les caravanes pour placoter jusqu’à l’heure du souper.
Mardi, il fait finalement chaud, on peut ranger les manteaux d’hiver qui ont été très utiles ces dernières semaines. Aujourd’hui c’est la visite de la caverne de Sonora. Vu qu’on avait visité les cavernes de Carlsbad il y a quelques jours, Paul et moi nous demandions si ce ne serait pas un peu de répétition, une caverne c’est une caverne, mais non, où la caverne à Carlsbad était immense et plutôt inactive (il n’y a plus beaucoup de d’évolution dans les formations existantes) celle-ci est vivante, humide et chaude. Les couloirs sont étroits et branchent dans tous les sens et il y a des formations de toutes les formes et couleurs partout, on se croirait dans un conte de fée. Nous avons sillonné les différents couloirs pour plus d’une heure sans être blasés car il y avait toujours des formes différentes. Tout l’après-midi a été consacré au placotage, étendus confortablement dans nos chaises au soleil, quelle béatitude après tout le froid et le vent des jours passés. Après le souper, Richard et Gaétane qui sont d’un autre groupe de quatre, sont venus faire un tour car ils vont probablement se joindre à nous après le voyage pour quelques jours de repos en Floride.
Mercredi, on se rend à San Antonio, finalement il fait encore chaud et la route est courte et agréable, cela fait du bien de voir de la verdure après les semaines passées dans le désert. On arrête en chemin dans un magasin de sport pour fouiner un peu et Paul achète une chaise avec une tablette intégrée pour mettre les verres. En arrivant à notre beau camping, pas question de bouger, on s’installe contre la caravane et bientôt les Dominos viennent nous rejoindre pour un 5-7 qui dure jusqu’à 8 :30. On en profite pour travailler sur le petit sketch que chaque groupe doit préparer pour la soirée de clôture.
Jeudi, départ à 8am pour visiter la ville de San Antonio, on visite l’Alamo et la mission San Jose. C’est une très agréable visite, la ville est très belle avec la rivière San Antonio qui traverse celle-ci et a été convertie en canal que nous avons navigué avec l’aide d’un guide. Nous avons bien l’intention d’y retourner pour visiter certains coins que l’on a juste eu le temps d’apercevoir. On revient au camping en fin d’après-midi pour profiter un peu du soleil et de la chaleur. On a du temps pour faire des courses pour revenir et prendre un petit repas tranquille.
Vendredi, c’est le temps pour le bain des chiens, cette fois-ci je le leur donne dans le lavabo de la cuisine, c’est moins dur pour mon dos car le plancher de la douche est très, très bas. Dans l’après-midi, petite excursion dans San Antonio pour visiter le Mercado qui est un quartier dédié aux marchands Mexicains, on y passe plus d’une heure mais ce n’est quand même pas assez, seulement Paul trouve un petit souvenir pour Maxime, vers 5pm on rejoint les autres Dominos pour aller souper sur le bord de la rivière au centre ville. Ce quartier est encore plus populaire le soir, les restaurants sont pleins et après avoir attendu 35 minutes au bar d’un premier restaurant pour avoir une place dehors sur la terrasse d’un bas, ils veulent nous installer sur le balcon du deuxième qui était déjà libre lors de notre arrivée. On est offusqués et on quitte pour aller manger ailleurs. Le repas, chez Landry, est très bon et on a du plaisir car on commence à bien connaître les gens du groupe.
Samedi, on dirait qu’il va pleuvoir, mais on va quand même faire un tour au Mercado, je retrouve une petite robe légère que j’avais vue hier mais que je n’avais pas eu le temps d’acheter. En revenant, il fallait faire le plein d’essence et on arrête au Wal-Mart pour faire de petites courses, Paul me donne une frousse, on devait se rencontrer vers 4 :30 après avoir été chacun de son côté, et voilà qu’a 5pm, il n’est toujours pas au rendez-vous, je panique car il est toujours très ponctuel (plus que moi quand on est dans les magasins). Je le cherche partout, je vais voir dans le camion, juste en cas, et finalement je me résigner à demander au service à la clientèle s’il y a eu une personne de rapportée malade. Rien de spécial à me dire et voilà que je le vois à une des caisses, j’ai envie de l’étriper. Il a tout de même une bonne excuse car il a eu un téléphone de sa fille Roxanne de Nouvelle-Zélande. On revient au camping pour un 6-8 qui était assez généreux pour qu’il serve de souper et on passe une belle soirée.